Plus de 200 millions d’enfants travaillent dans le monde exerçant des activités qui nuisent à leur développement mental, physique et émotionnel. Le plus souvent ces enfants travaillent parce que contraints pour la survie de leur famille et de la leur.
Le travail des enfants est entouré d’un mur de silence, d’indifférence ou d’apathie. Au delà du travail ce sont les formes dérivées qui sont aussi dangereuses : la traite, les conflits armés, l’esclavage, l’exploitation sexuelle et les travaux dangereux. L’abolition du travail est un des défis les plus urgents concernant l’enfant.
* De 5 à 17 ans : 1 enfant sur six est astreint au travail , 1 sur 8 (179 millions) est astreint aux formes les plus dangereuses de travail (atteinte santé physique, santé morale ou moralité).
On retrouve ces enfants dans les champs, les mines, les ateliers, les cuisines.
Phénomène rural conséquent : La mortalité, la malnutrition et l'analphabétisme sont presque partout plus élevés dans les campagnes que dans les villes.
Les petites entreprises ou des petits ateliers non déclarés utilisent abusivement cette main-d'œuvre très économique…
On trouve des enfants qui fondent des tôles d'acier, tissent des tapis ou fabriquent des allumettes. Les locaux sont souvent sans air et sans lumière : on les appelle les "ateliers à sueur". Les enfants qui travaillent comme domestiques sont en général loués ou même vendus à des familles plus riches. Dans l'immense majorité, il s'agit de fillettes, souvent de moins de 13 ans, qui habitent chez l'employeur. Sans oublier en filigrane, les cas de mauvais traitement fréquents dans ces contextes. Ce sont peut-être, de tous les enfants au travail, ceux qui sont le plus exploités et qui peuvent le moins se défendre car ils vivent totalement isolés.
Et puis il y a tous les enfants des rues : certains jeunes chassés de chez eux par la misère, ou orphelin, vivent entièrement dans la rue. Ils survivent en vendant des cigarettes ou des chewing-gums, cirent des chaussures, lavent des voitures, chantent sur les trottoirs ou bien mendient. Beaucoup d'entre eux basculent dans la délinquance et la prostitution.
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