Un an plus tard, elle décide de se lancer dans l’aventure électorale après avoir discuté avec son entourage. Pas superstitieuse, elle a proposé un programme d’action en treize points accordant une large place à la femme, à la jeunesse, à l’emploi, à la modernisation de la justice et à la relance des secteurs de la santé et de l’éducation. Elle se voit bien créer la surprise. Elle a été également prête à se rallier à un autre candidat en cas d'échec, à condition d'en trouver un qui poursuivre son combat. On verra bien. Il faudra discuter si l’on veut mon soutien, prévient-elle. Celle que ses compatriotes qualifient de « véritable dame de fer », s'est déjà forgée un charisme dans le monde des hommes. Sa voix rauque qui a fusé dans les différents recoins du pays, lors de la campagne électorale, a fini de convaincre plus d'un. Une façon diplomatique de susciter une alternative à la bataille des leaders politiques qui tiennent en otage le peuple ivoirien depuis huit ans. Pourtant son courage est bien apprécié par les femmes de son pays qui n'ont pas manqué de lui manifester leur soutien, lors de la dernière Journée internationale de la femme, au mois de mars. Mais aujourd'hui ce qui motive le plus cette universitaire, c'est la volonté de mettre fin à cette situation qui voit son pays sombrer de plus en plus. Ainsi, celle qui se targue d'être membre fondateur du RDR et d'avoir rédigé ses statuts a voulu s'octroyer un espace d'application de ses propres convictions politiques.
Toutefois, beaucoup d'observateurs lui collent le profil d'un élément qui roule pour le président Gbagbo pour disperser les voix du nord . Mais à ces accusations, elle a tenu à répondre de manière péremptoire : Rester dans la mouvance présidentielle, recevoir de l'argent et mener campagne dans ma localité aurait été plus facile, mais je fais ma campagne avec un mini-bus. Et à la question de savoir lequel des grands candidats soutiendrait-elle, s'il y avait un second tour, Jacqueline Lohoues Oble se veut clair : Je serai présidente de la République. Optimisme irrationnel ou volonté de pousser les femmes à croire en leur capacité, les résultats qui émaneront des urnes, nous en dira plus.
Source : Journalducameroun.com |